Poitrine de porc bio marinée, wok de blettes au gingembre

Poitrine de porc marinée, blettes - Marinated pork belly, bette - Vanessa Romano - photographe et styliste culinaire

 

 

 

Ouh la, je me rends compte que le printemps et les beaux jours sont là (enfin, pas aujourd’hui !), et j’ai  une tonne de recettes d’hiver et d’automne en retard !

Mais comme on n’est pas en été non plus, on peut encore manger quelques plats un peu plus conséquents sans doute.

 

Ce plat, je l’ai fait plusieurs fois et je l’aime beaucoup car il est simple et très savoureux, puis j’adore les blettes, enfin, celles qui ressemblent à des petits bouquets (ou à des petits choux chinois)  surtout. Je trouve qu’elles n’ont pas du tout un goût de terre et les côtes blanches n’ont pas de fils à retirer.

 

Pour le porc, je prends des tranches de poitrine de porc bio elevé en PACA.

 

Je le fais mariner dans un peu de sauce soja (du tamari) mais peu, une ou deux cs pour 4-6 tranches, car c’est déjà salé, puis, je fais cuire au four pendant une quinzaine de minutes (180°C).

 

Auparavant, j’aurais fait revenir un oignon ou une échalote émincée, une gousse d’ail et une cuillerée à soupe de gingembre émincé dans un filet d’huile d’olive, puis, j’ajoute les blettes lavées, et coupées en tronçons de 2-3 cm environ. Je couvre et je laisse cuire doucement une quinzaine de minutes également.

 

Les deux ensembles sont géniaux, d’une simplicité parfaite pour une recette de week-end quand on veut du bon et du rapide.

 

 

 

Bon week end !

 

 

 

Wok de lentillons de champagne, légumes d’hiver et curry pour un déjeuner de grenouilles : What’s for lunch today ?

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Quand on a envie de déjeuner avec les grenouilles et qu’il ne fait pas assez beau pour pique-niquer, on pique-nique autour de la table basse devant la cheminée.

 

Une belle salade du Marché de la Vallée des Roses, un wok savoureux et quelques carrés de chocolat en guise de dessert (bon, ok ! Une bonne bouteille apportée par des mains bienveillantes, Domaine des Terres blanches en agriculture bio).

 

 

Dans un wok, faire revenir dans un peu d’huile et à couvert un poireau ou deux cébettes finement émincés avec une gousse d’ail écrasée.

Ajouter un peu de curry (pâte ou poudre suivant ce que vous avez sous la main) et le faire cuire pendant 1 minute. Puis, quelques lardons, une feuille de laurier, les faire cuire.

Ajouter des carottes finement tranchées pour qu’elles cuisent assez vite. Saler légèrement et couvrir pour poursuivre la cuisson.

Au bout de 5 minutes, goûter, les carottes doivent être légèrement cuites mais encore bien croquantes. Ajouter alors les fleurettes d’un brocoli et les lentilles (ici des lentillons de champagne bio) déjà cuites, couvrir et cuire de nouveau une petite dizaine de minutes à feu moyen. Pensez à remuer de temps en temps.

Goûter les légumes qui doivent être cuits et croquants.

 

Et servir avec une belle huile d’olive, du tamari et du gomasio.

 

 

 

 

 

 

 

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La phrase du jour : 

“Un ami… rien n’est plus commun que le nom, rien n’est plus rare que la chose.”

Jean de La Fontaine

 

 

 

 

Nouilles soba, shiitaké et tofu mariné (sans gluten) : What’s for lunch today ?

Nouilles Soba, shiitaké et tofu mariné (sans gluten) - Soba noodle, shiitake and marinated tofu (gluten free) - Vanessa Romano - photographe et styliste culinaire

 

 

 

Un déjeuner assez rapidement préparé, digeste, savoureux et très satisfaisant, qui allie des aliments de l’hiver et d’autres du printemps qui arrive … what else ?

 

 

Alors, pour une personne affamée, 

un petit paquet (80g env’) de nouilles soba (celles-ci, je les adore tout particulièrement)

un bol de shiitaké frais bio produits en France lavés rapidement sous l’eau et coupés en deux (ils étaient tout petits)

une petite échalote grise finement émincée

1 mini gousse d’ail écrasée au presse-ail

une moitié de cébette parée et finement émincée

des pousses de petits pois

une petite barquette de tofu (125g) marinée avec 2 cs de tamari le temps de la cuisson, celui que j’aime est le Tossolia

Pour servir : un peu de tamari, du gomasio et de l’huile (j’aime beaucoup celle-là)

 

 

Faire mariner le tofu égoutté avec le tamari directement dans la barquette.

Laver les shiitakés (on peut mettre d’autres champignons), couper les queues et les tailler en deux ou quatre suivant la taille.

Emincer l’échalote et presser la gousse d’ail. Les mettre dans une casserole avec un filet d’huile, saler. Les faire revenir. Rajouter un peu d’eau si ça attache. Ajouter les shiitakés, et les faire cuire.

Pendant ce temps, porter un volume d’eau à ébullition, saler et y jeter les nouilles. Touiller un peu et laisser cuire à bon bouillon pendant 6 minutes (en tout cas pour celles que j’utilise).

Préparer les derniers ingrédients : couper la cébette et les pousses de petits pois. Couper le tofu en dés et le mettre à réchauffer avec les champignons.

Les pâtes sont cuites, les égoutter et les rincer rapidement sous l’eau pour retirer l’amidon.

Les remettre dans la casserole avec une goutte d’huile pour les réchauffer.

Les verser dans un bol, ajouter les champignons revenus et le tofu, les pousses de petits pois, les cébettes.

Saupoudrer de gomasio et arroser généreusement d’huile (toujours celle-là), et éventuellement d’un filet de tamari (si l’ensemble n’est pas assez salé à votre goût).

 

Vite, à table !

 

 

 

Le poème du jour :

“Poète, prends ton luth et me donne un baiser ; La fleur de l’églantier sent ses bourgeons éclore. Le printemps naît ce soir ; les vents vont s’embraser ; Et la bergeronnette, en attendant l’aurore, Aux premiers buissons verts commence à se poser. Poète, prends ton luth et me donne un baiser.

La nuit de mai : la muse “

Alfred de Musset 

 

 

 

 

Fonio et wok de légumes de saison (sans gluten) : What’s for lunch today ?

fonio et wok de légumes - fonio and wok with vegetables - vanessa romano photographe culinaire

 

 

Le fonio... c’est cela oui !

Elle a encore fumé la Romano ou bien ?

 

Ben, non, pas du tout. Et le fonio, c’est très bon, et en plus c’est bon, puis c’est rapide à cuire, et c’est polyvalent, du coup, c’est adopté !

 

 

Pour un peu plus de détails, c’est par ici !

 

 

Et pour la recette, toute simple et rapide, c’est par ici , une super recette de déjeuner !

 

 

Faire cuire le fonio comme indiqué sur le paquet. J’essaye de le rincer un peu avant de le faire cuire, même si c’est difficile car les graines sont minuscules.

 

Pendant ce temps, laver et parer une carotte, un poireau ou une cébette (par ici, il y en a eu tout l’hiver, des poussées en pleine terre) et du chou romanesco si joli avec ses fleurettes qui ressemblent à des arbres à l’infini !

 

Les émincer, les découper, les râper et mettre une cs d’huile d’olive ou de noix de coco dans un wok, ajouter le poireau ou la cébette, saler et faire revenir à couvert pour ne pas que cela brunisse (ajouter un fond d’eau si nécessaire).

 

Au bout de 5 minutes de cuisson, ajouter le chou romanesco, couvrir et cuire 5-7 minutes à feu moyen, à couvert (afin de préserver la vapeur et de cuire doucement les aliments), puis la carotte râpée, laisser chauffer 3 minutes.

 

Egoutter le fonio, en mettre quelques cuillerées au fond d’une assiette, et disposer les légumes par-dessus.

 

Assaisonner à ce moment (gomasio ou tamari ou les deux), puis verser de l’huile d’olive douce, ou de l’huile d’olive pressée avec des citrons ou encore un mélange d’huile d’olive et de colza avec un macérât d’ail frais…un délice.

 

 

 

 

La phrase du jour : 

“L’idée du calme est un chat assis.”

Jules Renard

 

 

 

 

 

 

Donburi carotte, courgette et filet de poulet noir : What’s for lunch today ?

Donburi au poulet - Vanessa Romano - photographe et styliste culinaire

 

Ma kèsako le Donburi ?

 

C’est un plat japonais, c’est en fait le nom d’une façon de faire comme nous dirions risotto ou omelette puisque sur un bol de riz, on met les ingrédients que l’on veut (voir ici).

 

C’est donc un plat qui peut être très complet, végétarien ou pas, … un plat versatile à souhait prêt en 30 minutes service à table. 

Cette recette, je l’ai prise dans le dernier Régal, j’ai modifié quelques petites choses seulement (et oui, je sais les courgettes, c’est pas de saison, mais c’était le plus pratique pour moi ce jour-là).

 

Pour 4 personnes, 

* 2 gros filets de poulet noir bio (300g env’)

2 cs de tamari et 2cs de mirin

* 3-4 carottes râpées

1cc de nuoc man + 1 cc de vinaigre de riz + 1 cc de sucre

* 1 grosse courgette râpée

1cs de tamari + 1cs d’eau + 1cc de sucre

* Sauce : 

3cs de tamari

3cs de mirin

1cs de vinaigre de riz

1 gousse d’ail pressée

(un peu de gingembre)

* ciboulette ou cébette émincée

* de la salade verte lavée

* du riz : ici du Riz de Camargue, du blanc complet, du rouge et du noir, bio évidemment !

 

Commencer par faire cuire le riz :

verser 200-250g de riz dans une casserole, remplir la casserole d’eau et faire tourner le riz à la main pour le laver un peu. Vider l’eau de rinçage dans vos plantes (c’est un super engrais gratuit  et totalement non polluant pour le coup ! Essayez !), remettre de l’eau jusqu’à 3-4cm au-dessus du niveau du riz car c’est ici un riz complet qui cuira plus longtemps, sinon, 2cm suffisent pour un riz thai semi-complet par exemple.

Couvrir et porter à ébullition. Quand ça bout, baisser le feu au min’ et faire cuire le temps indiqué sur le paquet. A la fin de ce temps, l’eau est normalement absorbée par le riz dont la surface présente de petits cratères.

Laisser finir de gonfler dans cette casserole grâce à la vapeur crée. Ne pas retirer le couvercle pendant la cuisson pour justement conserver cette vapeur et une température de cuisson constante.

 

Pendant ce temps, car même si j’ai écrit un long paragraphe, la cuisson se fait toute seule, sans surveillance ou presque ; pendant ce temps, donc, faire mariner les filets de poulet dans la sauce soja (ou tamari) et le mirin.

Préparer les sauces pour les carottes et la courgette et les verser dans des bols séparés.

Verser les ingrédients de la sauce finale (tamari, mirin, ail, …) dans une casserole et porter à ébullition, puis laisser refroidir. Verser dans un petit bol pour le service.

Quand le riz est cuit, faire chauffer une poêle et cuire les filets des deux côtés. Personnellement, je commence à feu vif, puis je baisse pour finir la cuisson afin de conserver du moelleux au filet de poulet et ne pas les dessécher.

Couper les filets cuits dans le biais en lamelles de 1cm. Remettre au chaud et dresser les assiettes ou les bols.

Disposer un peu de riz, puis un peu de salade verte, des carottes et des courgettes. Déposer par-dessus des lamelles de poulet et de la cébette.

 

Servir immédiatement en proposant la sauce réservée dans un petit bol, un peu d’huile de sésame rôti et de gomasio.

 

Se régaler et se dire qu’on en refera bien vite avec du tofu, des crevettes, ….!

 

 

Pour les ingrédients qui pourraient être un peu particuliers : 

* le tamari est une sauce soja naturelle et naturellement fermentée, sans gluten et sans ajout de colorant, ni sucre.

* le mirin est une sorte d’alcool doux, on peut éventuellement le remplacer par la même quantité de vin blanc sucré ou de vinaigre de riz et de sucre

* le gomasio est sésame grillé et concassé avec un peu de sel gris de mer

* l’huile de sésame rôti est un délice tellement parfumé qu’un tout petit peu suffit, mais une huile d’olive fera l’affaire.

 

 

 

La phrase du jour : 

 

“La posture “inspire” l’individu. Lorsque vous vous tenez droit dans la vie, votre expression change. Tout se transforme en vous.”

Sogyal Rinpoché